dimanche 15 avril 2018

De la norme..à la parentalité...

Hier j'étais à un café des parents.
Vous savez ces endroits destinés aux parents pour parler de thématiques liées à l'éducation de leurs enfants.
Ce café des parents on l'anime à deux, un psychologue et...moi !
Un café des parents c'est passionnant.
Pourquoi ?
Parce que Dame "Évidence" est proche...
Cette grande dame dont les contours sont trop lisses pour être complètement sincère.
D'être parent c'est dur d'évidence tout le monde le sait... Tous les jours, tout le monde se le dit. Pourtant, pas si simple de parler de ce qui fondamentalement ne va pas si bien. Pas si simple de dire qu'on ne sait plus comment faire... et quand bien même on l'a dit...?? Le jugement social tombe, la sentence sera lourde et pénible n'en soyons pas dupes le prisme des mauvais parents surgis ! Vous êtes responsables, "mais que font les parents", "c'est pourtant évident il suffit de mettre des règles", "moi les miens je les tiens"...
Quoi de pire, quand on a l'impression de tout tenter et de faire ce que l'on croit qu'il est bon de faire parce que c'est évident...Pourtant c'est pas si simple...
Dame évidence invite alors ses cousins Mr Doute, Mme Culpabilité, Mme Colère et toute sa famille...
Alors pas si simple de s'adresser tout d'un coup à un psychologue ou un éducateur ! Eux ils savent...
Faudra montrer que nous aussi, alors on donnera le change, on fera voir qu'on sait, on viendra voir quand même juste au cas ou il y des choses à attraper et si... Et si peut être on osera parler un peu de nous..
D'évidence, l'évidence pointe le bout de son nez et ce dés le premier jour où il/elle pointe le bout de son...être.
La rencontre entre une mère et son enfant est "normale" elle l'a voulu, ils l'ont fait et puis...L'enfant rêvé, idéalisé a une forme et ce n'est pas lui qu'on avait imaginé, rêvé, pensé porter... Pourtant ce sentiment parcours l'esprit et le corps...Alors elle n'en dira rien c'est évident c'est elle qui ne va pas bien, on lui a dit c'est évident l'instinct maternel existe ! Pourtant ce qui est "normal", c'est justement de penser qu'une rencontre n'est jamais évidente...Et que l'instinct maternel personne n'en sait rien...Hormis qu'il provoque en sentiment abject de culpabilité pour une mère.

Et puis ça continuera, après il faudra qu'elle/il soit propre en rentrant à l'école...Propre...Les vacances passent par là tout le monde tout nue...Et puis par magie elle/il sera propre. Parce qu'une nouvelle fois c'est la machine à normaliser les comportements qui se met en route...L'école..La propreté n'en est qu'une illustration...Pression sociale quand tu nous tiens...

Puis plus tard à l'adolescence Dame Évidence fera des ravages...Elle/il fume, elle/il fugue, elle/il vole, elle/il nous prend pour des vieux cons, on a plus confiance...
"C'était pas comme ça à notre époque !", pas si sûr rappelez vous votre temps, ce temps d'un autre temps dont les codes étaient d'apparence différents mais fondamentalement identiques... La "mob" sans casque, les bals, les premières cuites...
"D'accord c'est vrai, mais y avait quand même plus de respect".."Le fouet et la baffe n'étaient pas loin... "
Le respect de l'enfant  s'incarne t-il dans la violence, la menace, le chantage ?  Pas si sûre, pas si sûre qu'il y avait plus de respect de peur peut être... Sans doute...

Elle/il tente peut être de s'envoler de ses propres ailes ?

Et parfois le placement s'impose...c'est triste un placement...c'est compliqué un placement...c'est une rencontre impossible entre des êtres qui s'aiment sans doute, peut être, c'est un déchirement...C'est un jugement social, une relégation des parents au rang de mauvais parents. Pourtant un placement s'il est accompagné, pensé il peut être l'espoir d'une nouvelle rencontre.

L'inconscient collectif induit de fait une pression sociale sur le rôle que doivent jouer les parents auprès de leurs enfants. Cet inconscient collectif bourré de préjugé fondé peut être surement à un moment donné ne repose aujourd'hui sur rien de cohérent.
La norme s'impose de fait, elle prend forme dans l'évidence pourtant celle-ci si tentée qu'elle existe n'est pas posée du tout là elle devrait être posée et ce sans doute pour des raisons...

Jérémy





mercredi 4 avril 2018

Tapis pour faire le tapin...


Tapis, pour faire le tapin, ça tapine...
Là-bas, bien loin de ce que l'on croit tout le monde se côtoie, grande et petite bourgeoisie, ouvriers, hommes d'affaire, politiciens...hétérosexuels, bisexuels, homosexuels, mariées, veufs, jeunes, vieux...versaillais, j'en passe...et des meilleurs !
Hommes, Femmes, Trans...
Roumanie, Algérie, Brésil, Maroc, France..
Tapis, pour faire le tapin, ça tapine...
Un tour de passe-passe et l'affaire est dans le sac, au suivant et ce tout au long de la nuit...
Enchaînés par des macs, macrelles, traitements hormonaux inaccessibles, drogues...
Où choix d'une émancipation personnelle, d'une libération des corps assumés.
Le clivage est grand et lourd de sens...Pourtant c'est une réalité.
Tapis, pour faire le tapin, ça tapine...
Une lampe de poche à la main, de peur de se faire pécho par les flics... Savatés par moment...
Non la prostitution n'est pas interdite, pourtant...La crainte demeure.
Pourtant la loi se durcit, les clients sanctionnés, le racolage passif  toujours présent et laissé à la libre interprétation des forces de l'ordre au jugement éthique sans précédent...
Inévitablement les lieux de prostitutions seront moins visibles mais tout aussi présent, inévitablement les risques seront plus importants et l'une des conséquence sera la hausse des infections sexuellement transmissibles, inévitablement l'insécurité grandira pour ces personnes.
Tapis, pour faire le tapin, ça tapine...
Il est vain de penser que la prostitution disparaîtra, il est vain et discriminant de penser que toutes les personnes qui se prostituent sont des victimes.
Il est urgent d'informer les clients, sur la nécessité de considérer les personnes qui se prostituent comme des êtres à part entière, il est urgent d'informer les hommes en képis qu'une personne prostituée qui vient dans votre commissariat se doit d'être protégée en tant que telle.
Il est urgent d'informer la population que l'interdiction n'empêche pas le "problème" mais qu'elle le déplace juste un peu plus loin...
Il est urgent de considérer les personnes qui se prostituent comme des personnes...

Jérémy






J'ai rêvé de partir loin, partir très loin...
Je l'ai fait parfois...
J'ai cru que les choses y étaient mieux

On veut partir, on ne pense qu’à ça partir, partir pour ailleurs voir le meilleur.
Mais ailleurs est meilleurs parce qu’on ne veut pas voir le pire. Ailleurs n’est pas meilleur.
Alors pourquoi partir ?
D’une certaine façon ailleurs reste ailleurs.
Le meilleur on n’y va pas vraiment puisqu’on en parle en disant qu’il s’agit du meilleur or on y reste pas ailleurs, s’il s’agissait vraiment du meilleur, ailleurs ne serait plus ailleurs… Il ne s’agirait plus non plus d’aller voir ailleurs.
Ailleurs comme la quête du bonheur avec l’idée qu’on y sera mieux, mais si le meilleur n’était pas ailleurs mais tout prés, tellement prés, que parfois on va le chercher a l’autre bout du monde.
Le meilleur  n’est pas si loin, il est là proche tout proche tellement proche qu’on peut l’entendre, en toi en moi en nous. Ailleurs disparait, ailleurs n’est plus à ce moment il ne reste que le meilleur.
Foutaise le meilleur n’est pas, ni dans ailleurs, ni nulle part le meilleur n’existe pas.
Pessimiste… Ouvre tes yeux tout les jours tu t’en rends compte être dans le bonheur quand l’autre est en souffrance, arrête…
 Vivre de bon moment oui mais cette boule dans le ventre qui vient d’on ne sait ou et qui ne part pas, angoisse, angoisse, angoisse…
Amour, amitié, famille beaucoup trop de chose tout est bancale tout le temps il faut s’en cesse trouver un équilibre introuvable le file est trop fin à tout moment il peut se casser, une parole un geste terminé tout se rompt, les fissures deviennent des failles.
Alors il ne reste plus qu’a vivre avec soi… pas chiche.
Si la solitude, si le fait de ne dépendre de personne, était une des réponses vivre dans la solitude mais tous les jours pour les autres. Sans avoir besoin de personne une autarcie, Egoïsme… l’autre vient quand il a besoin mais à quel moment tu partages toi ?
 Tout le temps empathie, écoute et partage au moment où tu le sens. Subjectif ou juste humain, accepte l’autre mais ne dérange pas l’autre pour rien au monde.
Paradoxe encore toujours si tout le monde fonctionne ainsi l’autre n’a aucune raison de venir te voir ??...

Paradoxale… sans doute…
La vie on en fait jamais que ce que l’on en veut, belle parole, belle parole.

mercredi 28 mars 2018

TH2ÄTRE

Théâtre forum, théâtre image, théâtre d'impro pas d'impro dans la préparation.
"Toi, moi et les autres", "Ensemble pourquoi faire ? "... L'accroche est courte, la réflexion est longue en fonction de la spécificité de chaque groupe.
Éducateur, comédien complexe alchimie d'un binôme détonant, étonnant...Pourquoi faire ?
Pour le décalage, pour semer des graines, pour dire qu'autrement c'est possible...Pour dire que la norme n'est pas la règle et que l'émancipation individuelle peut se faire via la collectif.

D'un secret de famille...


D'un secret de famille se crée un tabou. Un tas de bout invisible mais pourtant présent à tous les étages et sous toutes ses formes.
D'un secret de famille se créé un tabou. Transmission, reproduction inconsciente des schémas familiaux pourtant si éloignés de ce que l'on croit vouloir faire.
D'un secret de famille se crée un tabou.Un poids d'une insupportable lourdeur sur l'âme entière sans comprendre ni pourquoi ni comment rien n'est dit, tout est tu, tout se tue dans le rien et pourtant tout est là juste, là...
D'un secret de famille se crée un tabou. Inutile de recoller les deux bouts, il manque un morceau qui est...secret. Pourtant de l’extérieur il est comme le nez au milieu du visage.
D'un secret de famille se crée un tabou. Pour protéger, éviter, ne pas se rendre compte...Croire que si rien n'est dit, tout passe sans laisser de trace...et puis "ça ne te regarde pas !". Non dit !
D'un secret de famille se crée un tabou. Tout le monde le sait, tout le monde le protège pour ne pas...Il faut passer à autre chose... mais tout le monde y fais référence sans le vouloir, sans le savoir sans.... sans rendre compte. Il déborde...
D'un secret de famille se crée un tabou. Qui empêche de se construire, qui entraîne un manque pour celui qui ne sait pas..puisque c'est secret...
D'un secret de famille se crée un tabou. Alors tu t’empêcheras toi même d'en parler. De quoi exactement ? Tu ne sais, c'est secret et de toute façon on t-a dit que "ce n'était rien"...
Pourtant, tu insulteras à chaque fois ta mère quand elle te dira que tu es fils unique. Pourquoi ? c'est secret...A priori tu l'es réellement !
Pourtant ton identité tu la cherchera a travers vent et marais alors que tes origines tu  crois les connaitre.

Jérémy






mardi 13 mars 2018

Le corps...


Le corps a son propre langage.
En métamorphose, le corps dit quoi ?  Kafkaïen il se repli, se cache, se développe... Adolescent il tangue, tente de s'exprimer, pas simple de se bouger, difforme c'est un combat interne constant..
Alors il peut être mutilé, mutique, malmené. Stigmates d'une intimité au combien douloureuse... Il dit le mal aise intérieur..
Mais pas que... le corps parle le langage de l'esprit alors l'esprit est prisonnier de son corps...
Le corps peut être enfermé à l’intérieur des murs.. Le corps se trouve ainsi prisonnier des murs difficile de le bouger de le mouvoir, alors il sera gonflé autant qu'il peut l'être comme pour dire qu'il existe dans cet espace contraint.
Le corps brisé par la rue, se recroqueville, courbe l’échine afin de combattre le froid, les regards... Le rejet de la société.
Le corps battue se cachera tant qu'il pourra car trop honteux d'être ce qu'il est, il se sentira juger de ne pas être assez fort. Les rôles sont ainsi inversés, le corps de l’oppresseur sera fier, distingué et présent il éclatera aux yeux de tous. "Jamais il ne pourrait faire ça !" son corps semble le dire.. Le corps prisonnier de son mensonge...
Le corps contaminé, qui tente de...qui lutte face... face à la maladie. Amaigrie, amoindrie le corps face à lui même en combat contre lui...
Le corps charnelle, généreux, le corps trop trop présent... Prisonnier de son enveloppe sensuelle.

Carte au trésor de l'histoire personnelle, il dit par ce qu'il est, par ce qu'il tente de cacher. Il dit ce qui ne peut être dis, il ne triche pas le corps il est tel qu'il est...
Le corps en accord ou pas d'accord, le corps en lutte entre ce que l'on veut être, ce que l'on pense être ce que l'on est... et ?
Le corps en accord ou pas d'accord avec ce que l'on attend : qu'il soit fier, élancé, disponible, mince, caricaturale... d'une société au combien juge ante d'apparence corporelle..

Le corps passe reste l'âme on y est...

Jérémy

La rencontre...

D'abord, d'abord,
Il y a l'accueil...
C'est particulier, l'accueil...
Après un premier contact téléphonique le plus souvent, il y a l'accueil physique..
Pour la personne qui vient nous rencontrer c'est un premier pas...
D’ailleurs est-ce elle ou nous qui allons à sa rencontre ? Chaque service sa modalité...
La porte s'ouvre, premier contact, premiers mots...premières idées...

Premier entretiens, expliquer qui nous sommes comment nous travaillons.