lundi 26 novembre 2018

Les "cas soc"

J'ai un cas de consciences... J'entend "cas soc"... Je n'ai qu'a m'abstenir faire comme ci...pourtant j'entends "cas soc"...Cas social...
Triste expression pour désigner...qui ?
Ce qui...sont dans la marge de cette page blanche et vierge d'émotion...
Pas de doute, les autres, les autres à part... Les autres ce qui font peur, qu'on ne comprend pas... les "cas soc", tellement plus simple !
D'un revers de la main le tout est joué en un rien de temps la page est tournée. 
Ces mêmes qui prônent la solidarité et parlent de "cas-soc", en faite en faite ferme ta....
"Cas soc", il n'est pas adapté...



jeudi 22 novembre 2018

Voyage au pays de l'adolescence : La province du risque

Sur le fil comme un funambule : à pile ou face t'es chiche ou pas chiche ?!
Arf !! Aussitôt dis aussitôt fait... il a traversé le passage piéton les yeux fermés ! Il ne s est jamais senti aussi vivre, aussi libre, si proche de la mort pourtant si vivant !
Libre de sentir toutes ses émotions, crispantes, stressantes, vibrantes... Un shoot d'adrénaline...
Cette folie, dans l'absolue nécessité de s'initier à un rite de passage sans doute trop mal encadré par des adultes absents trop occupés à mieux... Sans doute.
Sur le fil sans harnais alors le risque se transforme en danger...
Pourtant il n y a qu'un pas entre la prise de risque strictement nécessaire et le danger absolument évitable et sans contexte le danger signifie autre chose que ce qu'il montre !
Le danger comme un produit vient combler un manque il prend la forme d un vertige, vestige d'un symptôme sans doute bien trop profond pour être exprimé différemment.
Le risque quant à lui nécessaire pour se construire et grandir, la limite est proche, la distinction pas évidente pourtant demandez leur ils vous le diront...

Jérémy


dimanche 18 novembre 2018

Ils disent la "bonne distance"

Je dis :
Un truc abstrait, un truc dont tout le monde parle mais personne ne l'a jamais vu...Un truc pas très bien défini...Un garde-fou peut être, un argument accablant, culpabilisant sans doute...Un truc qui empêche pourquoi pas ! Un truc du genre "t'es pas à la "bonne distance" là !"
La "bonne distance"...
Oxymore inapproprié pour qualifier une relation humaine composée d'un savant mélange de rencontre, de lien d'émotions... 
Ils disent : "ça  n'empêche pas ! Restons professionnel "
Je dis : Arf, elle se trouve ou cette bonne distance ? A égal "distance" entre ce que je ne m"avoue pas et ce que l'autre me renvoie ?! Autrement dis aucune chance de rencontre...
Au moment ou je perds le contrôle de la relation ? Pléonasme accepter de perdre un peu de soi pour mieux se rencontrer : l'altérité...Ça s'appelle !
Aller chiche on se dit que l'on est tous différents et que nécessairement cette différence entraîne vers l'inconnue.
Aller chiche on parle de nous à la place de se réfugier derrière les autres, derrière ceux qui mettent tout en échec, derrière les "cas-soc", derrières les "pinpins"...
La "bonne distance", miroir aux alouettes pour camoufler la peur !
La peur de toi dans l'autre, ou peut être la peut de te trouver toi autrement dans l'autre ? Alors tu te caches derrière la "bonne distance".
S'interroger sur la nature du lien offre bien plus de possible...
Boaf... mais c'est sans doute pas la "bonne distance"

Jérémy





jeudi 15 novembre 2018

La relation.

«La société, mon handicap»

Face à ma feuille, armée de mon stylo,
Je cherche votre attention à travers de simple mots,
Je n'ai peut-être pas l'éloquence de Kant,
Après tout je ne suis qu'une simple étudiante.
Oui je sais, je ne vais pas changer le monde mais écoutez-moi quelques secondes.

Je sors de mon silence,
Pour exprimer ma souffrance.
Je n'ai pas les mots pour exprimer la puissance de mon impuissance.
La société me pèse,
Que les hypocrites se taisent !
Ils prônent la tolérance,
mais bannissent la différence.

A la vue d'une déficience,
Ils ne cachent pas leur méfiance
Alors la vie n'a donc aucun sens ?
Mais qui êtes vous pour remettre en question leur existence ?

A la vue d'un handicapé,
Tout le monde avance les yeux bandés.
Ignorant les appels au secours,
Tous deviennent sourds.

Alors que comme tout être vivant,
Il nécessite qu'on lui accorde un peu de temps.
Il n'est qu'aux yeux de tous inexistant,
C'est ce qui le fait se sentir différent.

Et si un jour certains croisent son regard,
Ce n'est que pour lui rappeler qu'il n'est qu'une bête de foire,
Qu'il est bizarre.
Il se trouve seul contre tous, quelque chose l'empêche d'avancer,
Son réel handicap : la société inadaptée.

Alors que tous les regards sont braqués sur lui,
Divers sentiments s'entremêlent, la peur, la pitié.
Soudain effacés d'un revers de main.
Une main venant guider son chemin

Leslie

jeudi 8 novembre 2018

La première rencontre

De toi à moi...
Notre première rencontre sera dans la rue, obligée pour toi car placé, déplacé, replacé...en institution car pas tout à fait comme il faudrait...
Derrière un bureau, les barreaux, en binôme, seul.
Après un coup de file, par hasard, pour un entretien d'admission.
Toi tu seras un adulte, un enfant, un adolescent, une femme, un homme, un trans...
De toi à moi et de moi à toi,
La première rencontre moment si particulier, conditionnée par l'impossible ambition de se voir éduquer...
Moment emprunt de domination, de représentations, de toi contre moi, de moi par rapport à toi... De pas envie pour toi, d'espoir de trop d'espoir aussi, parfois, de :
"Tu vas m'éduquer toi ?"...
"Non... enfin...j'sais pas t'en penses quoi toi ? Si on s'éduquait ensemble ?"
De toi à moi et de moi à toi,
Peut-être qu'on sera toi comme moi des acteurs de ce moment si particulier et que ni toi ni moi ne bougerons de notre rôle...Normal pour toi, facile pour moi je n'aurais qu'à dire que tu es trop...ou pas assez...qu'on est pas en capacité de t'accueillir...
Peu de chance d'une rencontre.
Mais de plus prêt je pense que...
De toi à moi,
Tu as l'air terrorisé, stressé, inquiet, je te dérange, tu souffles, tu souffles un grand coup, tu souffres sans doute..
Il s'en passe des choses chez toi...
De moi à toi,
Moi aussi, j'ai peur parfois, tu m'intriques, j'ai de la peine, tu me touches, je te comprends pas parfois aussi, tu me fatigues déjà, je suis content, on m'a beaucoup parlé de toi... Quoi qu'il en soit pour toi, à  moi d'être au clair avec...moi, parce que je te dois ça.
De moi vers vous
"Professionnel de la relation", ne sous-entend pas hygiéniste des émotions...A quoi bon faire une rencontre sans émotion...

Jérémy



lundi 5 novembre 2018

Educateur un choix politique ?

Normer des comportements anormaux, s empêtrer a les faire entrer dans des cases anormalement petites dans le but de maintenir une paix social est un acte politique et un positionnement. L éducation comme arme de normalisation... L'éducateur comme agent de normalisation c est un choix. 
Le cadre légal, la loi, l autorité, les de "toutes façon il met tout en échec" et autres il n'est pas adapte seront alors de mise...C'est un choix